Fessier rougi et couche-culotte, une après-midi BDSM aux Goûters

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Cela faisait un bout de temps que je n’avais pas trainé mon martinet à cette institution du Paris kinky. En cette rentrée, il est temps de passer une après-midi BDSM aux Goûters du Divin Marquis, bref de reprendre les bonnes habitudes, de celles font du bien à l’esprit et au corps. Pour tenir en ces temps troublés, le secret est de ne jamais se négliger, de se faire plaisir et de faire rejaillir sa bonne énergie sur les fessiers à initier. 

D’entrée, l’orgueilleuse que je suis, exhibe son nouveau catsuit très suggestif. La rayonnante Ness Harper, patronne l’après-midi BDSM des Goûters me reconnaît tout de suite. Derrière elle, posée près du bar, je reconnais son impressionnante collection de fouets (certaines et certains popotins n’ont pas manqué d’en profiter…)

Sous les projections de lumière rouge, il y a de l’ambiance au Pandora, club libertin en mode 100% BDSM en ce créneau, d’autant que c’est l’annivSM d’une figure du milieu Carolyne. J’admire sur FetLife les photos de ses créations arty à base d’aiguilles dans les bijoux de famille et autre cloutage de couilles. Depuis un moment, j’apprécie le CBT (torture des parties), un passe-temps qui ne manque pas de piment, mais je ne touche pas pour l’instant au needle play comme on dit dans notre jargon; il faut bien se former avant, chaque chose en son temps. 

Contrairement aux nouilles, qu’on peut percer n’importe où d’un coup de fourchette, « sur la verge, il y a le corps caverneux, donc c’est très risqué. Sur les testicules et le gland, c’est possible » m’avertit Carolyne . Réjouissant ! De toute façon, tout cet encombrement qui pendouille n’a plus aucune utilité dans le monde d’aujourd’hui. Là au moins, le service trois pièces sert à divertir les Dominas sadiques.

Dans l’une des pièces du fond, sur une grande table, est allongé un corps masculin enfermé dans un body bag , une camisole intégrale couleur banc cassé. Peu de chance que l’énergumène s’évade ! D’autant qu’une trayeuse masturbatoire dépasse du sac. Comme par magie, l’engin tient tout seul en équilibre en réalisant des va-et-vient. La propriétaire, Maîtresse Fady Nurse m’explique le truc : « en fait, il y a un harnais que mon soumis a enfilé comme un slip, comme un harnais de gode-ceinture. Celui-ci est conçu exprès pour fixer la machine sur le sexe. » Astucieux ! 

La couche-culotte, accessoire fashion d’une après-midi BDSM aux Goûters 

Autour, gravitent de jeunes hommes réjouis en couche-culotte avec des dessins dessus exactement comme celles pour les bébés mais en taille adulte. L’ABDL (ou nursing), encore une contrée à découvrir un jour. J’ai oublié de leur demander ce qu’ils aimaient dans cette pratique, l’humiliation peut-être… bon bref, si vous lisez ce post, j’attends vos explications en commentaire.

J’étais ravie de revoir Alena croisée à la Nuit des K, de rencontrer enfin Lady Klaudia, Maîtresse bellifontaine. Côté switch, David un habitué de l’après-midi BDSM des Goûters. Le garçon se revendique fesseur et fessé, autant profiter de toutes les occasions. Il me confirme l’importance de la correction pour chauffer et donc dilater les profondeurs avant un peu de chevillage ou de bisexualité forcée sous les ordres d’une Maîtresse impeccable et implacable.

après-midi BDSM aux Goûters

Côté sub, j’ai fait la connaissance de la croupe d’un certain Tierso, arrière-train qui a vécu ses premiers impacts, rougissant sous mon martinet jaune canari. Pendant ce temps, je remarque un monsieur entre chill et fumoir, qui laisse échapper sa fragrance transgressive et de plus en plus rare. Ces effluves agissent sur l’ex-fumeuse que je suis, comme une madeleine de Proust, me replongeant dans les souvenirs de lointaines dérives noctambules. 

Revenons au présent qui m’offre quelques cadeaux : un massage de pieds du jeune et décoratif Padel (jolie plastique, joli sourire), aux doigts délicats et à la douce langue entre mes phalanges. Pendant que mes orteils fondent, je discute avec Soumis Nicotine Chris de son « vrai » blaze, aussi envoûté par mes courbes plantaires que par mes moqueries. Dans les pièces spacieuses et les recoins secrets du Pandora les corps s’égayent et débordent… instants en suspens… état intensément vivant, libéré du temps et du fardeau de soi-même.

Photos : Ness Harper

Je retournerai aux Goûters du Divin Marquis le 9 octobre pour la venue de Valérie Branko et son livre ABUSIVE, l’histoire d’une domina qui se présente à la présidentielle. Foutu pour foutu, pourquoi pas !

Pour en savoir encore davantage sur l’ambiance, il y a quelques temps, j’avais écrit un long compte-rendu sur cet évènement hebdomadaire, l’après-midi BDSM des Goûters. Rien a changé depuis.

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Cette publication a un commentaire

  1. attachant50

    Bonsoir, j’ai trouvé très intéressant (au moins autant que vous) ce slip enfilé par un homme (le corps entièrement enveloppé dans un « body bag), avec ce slip donc qui se présente comme un gode ceinture (sans le gode, évidemment) dans lequel il a introduit sa verge et qui alors permet de « brancher », « visser », une machine à traire sans qu’elle échappe au cours des nombreux va et vients, comme trop souvent.
    Et une véritable bonne invention (révolution!) qui doit complètement rendre dingue puisque jamais la traite ne s’arrête par accident, sinon intentionnellement!
    Bravo! Et en corps merci.
    Patrick

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