Je te poste ici le compte-rendu de Gaby, soumis fétichiste des pieds, reçu récemment à l’occasion d’une belle séance de dressage, une première expérience. Je qualifie Gaby de “brat” comme on dit dans le milieu BDSM, à savoir un soumis un peu sale gosse, avec une légère tendance à la ramener. Mais j’ai trouvé la parade : le bâillon-boule ou encore mon pied au fond du gosier. Ultime solution qui marche à merveille : engodé l’agité. Combler le vide niveau fessier, jugule toute pensée chez le garnement qui cependant, ne manque pas de coeur et d’application. Voici son témoignage :
“Après avoir longuement hésité à franchir le pas (être engodé entre autre) et lassé d’une pratique solitaire et monotone, j’ai écumé le net en quête de la perle rare. À force de réflexion et poussé par le désir, j’ai contacté Maîtresse Gladys, dont le naturel lumineux et le caractère dynamique m’ont convaincu de plonger dans l’inconnu.
J’arrive pile à l’heure du rendez-vous, le cœur cognant à tout rompre, déterminé à ne pas perdre une seule seconde. Un couloir sombre me mène à Sa porte qui s’illumine de Sa présence. Ses talons aiguilles claquent sur le parquet, m’invitant à entrer. La lingerie fine, les bas noirs et la dentelle cachée sous son manteau forment la promesse d’une sensualité interdite qui élèvera mon excitation à des sommets jusqu’alors inaccessibles.
D’un geste fluide, presque théâtral, l’atmosphère bascule : manteau et sourire tombent, révélant une sensualité inouïe et une autorité implacable.
Et c’est alors que s’enchaînent des pratiques dont la volupté jusqu’ici ignorée me font découvrir des sensations et des parties de mon corps injustement méconnues.
Me voici mis à genoux pour être sévèrement fessé (pas encore engodé), chaque claque résonnant comme un coup de tonnerre, envoyant des ondes de chaleur à travers mon postérieur. Puis, muni d’un plug qui m’emplit d’une plénitude intrusive, je suis attaché sur une croix où Maîtresse prendra un vif plaisir à me torturer les seins et le sexe à l’aide de pinces, de poids et de multiples coups de fouet. La peur et l’excitation se mêlant pour générer une émotion et un plaisir proche de la jouissance.
Alors que mes jambes se mettent à trembler, me voici transporté au petit salon pour prendre soin des pieds de Maîtresse. Quel plaisir de se sentir à sa place, tandis que ma langue glisse entre chaque orteil délicat, mes mains massant les moindres interstices, explorant la cambrure parfaite de ces arches magnifiques.
Le souffle court, je suis conduit dans une autre pièce, où l’air semble imprégné d’une attente palpable. Que va-t-il m’arriver ? Maîtresse m’ordonne de monter sur le lit et de me laisser faire. Me voilà profondément et soudainement engodé dans toutes les positions : à quatre pattes puis sur le dos. Les sensations qui me parcourent sont totalement nouvelles. Je me sens plein du prolongement de ma Maîtresse et de son rythme implacable qui me remplit jusqu’à l’âme. Des extases inédites me traversent : un mélange de plaisir et de douleur, des ondes qui irradient mon ventre et enflamment chaque nerf, me laissant pantelant et transformé, comme si mon corps découvrait enfin sa véritable cartographie.
Mais le temps est un élastique capricieux, dont la contraction injuste propulse les bons moments à la vitesse de la lumière, transformant deux heures en un clin d’œil fugace de quelques minutes…
Je comprends alors que le BDSM est comme un immense couloir où chaque porte s’ouvre sur une pratique inédite que je me dois d’explorer. Pourquoi se limiter à une activité reproductive et hétéronormée alors qu’il y a tant d’autres possibilités d’explorer les plaisirs qu’offrent le corps et l’esprit ?
Les talents de Maîtresse Gladys me permettront sûrement de les découvrir. J’en suis convaincu. Mais cela est une autre histoire…”