Privation sensorielle : La clé pour affoler ton imaginaire

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Parmi nos cinq sens, la vue est celui qui prend systématiquement le dessus sur les autres. Notre société d’écrans, smartphones, tablettes, ordinateurs, télévisions, pousse à cela. « Sans la vue, point de salut ! » semblent nous dire nos modes de vie contemporains. Mais déjà, bien avant l’avènement de toute cette modernité, notre culture nous a façonnés ainsi. La vue a toujours été considérée comme un sens noble parce qu’elle permet de percevoir les choses à distance, de les intellectualiser. Si bien que l’ouïe et surtout, l’odorat, le toucher, le gout sont analysés comme inférieurs, davantage attribués à l’animal. Se civiliser rime avec se priver de ces sensations, du moins de les mettre en sourdine. C’est bien dommage.

Voilà pourquoi j’apprécie la privation sensorielle comme te mettre à quatre-pattes puis de te bander les yeux. S’offre alors à toi, un nouveau monde propice à l’imaginaire. Que fait Maîtresse pendant ce temps ? Tu affûtes ton oreille. Tu entends un bruit métallique. Peut-être que je tripote des pinces à sein ? Ou bien vais-je t’attacher avec des chaînes ? Ou encore pourrai-je installer un sling pour jouer avec toi au cochon pendu ? Tes repères volent en éclat. Tu perds le contrôle, tu ne sais pas ce qui va te tomber dessus.

Toujours en guise de privation sensorielle, si je te mettais des bouchons dans les oreilles ? Tu deviens alors bestiole livrée aux aléas de mes désirs. Tu te fais sensible au moindre courant d’air. Ton cerveau cesse d’évaluer, de juger la situation. Seules comptent les sensations. Tu n’as de choix que de t’ouvrir à l’inconnu et d’accepter ce qui va t’arriver.

Tes fesses ressentent des caresses, est-ce mes mains ou des lanières de martinets qui les frôlent ? Qu’importe. Une vive douleur, cuisante, irradie la zone. Elle se mue en vibrations et se disperse dans tout ton corps.

Un parfum boisé enveloppe tes narines. Peut-être le signe que ma peau serait à proximité ? Une odeur de bougie qui se consume, se mélange à cette atmosphère enivrante. Tes sens primaires refont surface. Tu ne penses ni à l’avenir, ni au passé. Dans le présent, tu es enfin, pleinement vivant.

La publication a un commentaire

  1. jouet bertrand

    Ce qui est complexe avec les sens c’est que les seules que l’on peut enlever sont la vue et l’ouie. Alors en cette période de covid ou des personnes ont vécu la perte du gout et de l’odorat comment pourrions vous nous faire vivre cette expérience?

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