Bain de pieds en saison fétichaude

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Si tu es un vrai fétichiste de la tête aux pieds, tu ne sais plus où donner de la tête en ce moment, à la vue de tous les pieds dénudés. Alors pour toi, j’ai écrit un petit scénario.

C’est l’été, enfin presque… En bon fétichiste, tu marches tête baissée dans la rue. À épier les pieds dans les sandales et autres charmants escarpins ouverts, tu te prends parfois un lampadaire. Tu jalouses en terrasse le toutou contemplant les orteils de sa maîtresse pendant que la dame sirote un Perrier rondelle. Tu as cherché à te faire embaucher dans tous les nails bars de la ville comme spécialiste « Beauté des pieds », mais à chaque fois, tu t’es fait jeter. Voilà la triste condition du fétichiste en hot saison. Maintenant que je lis des mangas, je m’intéresse quelque peu au Japon qui est le pays des fétichismes. Arrivé quelque part, au resto par exemple, il est courant de se déchausser. Tu serais si heureux. Mais peut-être resterais-tu à l’entrée, à renifler les escarpins des dominas nippones…

Retour à Paname. Aujourd’hui, c’est le jour J de la séance. Plein d’entrain, le cœur partagé entre la joie et la crainte, tu marches, attiré comme un aimant en direction de mon Lieu.

Tu voilà nu face à moi. Je t’inspecte. Mon regard s’arrête net. Qu’est-ce que c’est que ces pieds mal entretenus ? Tes ongles sont trop longs, on dirait des griffes ! En plus, ils gondolent. Tu te négliges ! Tu crois que sous prétexte qu’ils restent dans les chaussures toute la journée, il ne faut pas en prendre soin ? Le pied, c’est la base, les pieds nous portent inlassablement, ils nous relient à la terre ! Pas étonnant que notre civilisation perde pied. Et donc ne le prend plus !

À quatre-pattes sur les avant-bras, tu mérites une bonne fessée à l’ancienne. Je me tiens debout face à toi, tu aperçois mes escarpins vernis noirs à la cambrure impeccable. Talons fins et vertigineux. Si je t’écrase un doigt avec, il en sera terminé de tes phalanges. Alors fais pas le malin ! Médite sur ta condition inférieure. La vision de mes souliers te motive à accepter la douleur. J’enchaîne : claques sur ton postérieur et parfois la caresse de mes mains, douces comme une plume, peut-être est-ce d’ailleurs du duvet pour le drôle d’oiseau que tu es. Tu sens une pression sur ta nuque. Frotte-toi à mes escarpins, tu es ma brosse à reluire, je veux qu’ils brillent comme des améthystes, les pierres noires au pouvoir magique. Ta joue caresse le cuir verni. Mêlé à l’excitation, l’apaisement te gagne. Lèche mes talons avec ta petite langue de caniche, remonte bien le long de la tige. Tu aperçois mes chevilles fines. Tu t’électrises. Suçote le talon aiguille, mets-y tout ton cœur. De ton point de vue, tu te sens si riquiqui, avec la pointe du stiletto au-delà duquel tu aperçois mon visage. J’affiche un petit sourire en coin et un regard ironique. Une légère angoisse t’étreint. Que me prépare Maîtresse ?

Direction le Temple des Supplices. Allonge-toi sur le lit qui fait office d’autel. Tu es prêt à te sacrifier pour Moi, n’est-ce pas ? Je t’attache les chevilles, les mains, te voilà les bras en croix, bien immobilisé. Tu ne peux plus bouger d’un poil. Je te mets un bandeau sur les yeux. Tu entends que je vais à la cuisine, puis tu comprends que je m’assois tout à côté. Tu réfléchis encore beaucoup trop, ton cerveau fait du bruit, ça m’agace.

Lèche mes talons. Et là, une odeur exotique te parvient aux narines. Mange ! Un mélange frais acide, juteux, ça sent les vacances. Maîtresse a accroché des tranches d’ananas sur ses talons. Tu avales lentement l’aliment, le talon juste au-dessus de tes lèvres. Tu te sens rempli, en mon pouvoir total. Je vais t’écraser comme un moucheron. Je me tiens aux barres au-dessus de moi, je pose un pied sur ton torse velu. Un deuxième. Sur son paillasson, Maîtresse se tient bien droite, frotte ses extrémités gainées de nylon. Tu tiens bon, guidé par une appréhension exaltante. Ce qui semble être mon pied inquisiteur frôle plus bas, ta nouille qui se raffermit d’un chouille. En japonais, nouille se dit ramen. Ne la ramène pas avec ton ramen !

J’ôte le bandeau de tes yeux. Juste au-dessus de ton nez, gros plan sur mes orteils dénudés, splendides, vernis de rouges vifs. Si cette grappe de cerises pouvaient se poser sur ta fraise… Mais tu ne peux les attraper. Frustration ! Si seulement… Maîtresse t’obligeait à lui sentir les pieds, comme on respire l’air purifiant du large. Tu y prendrais un plaisir divin. Ta langue dissoute dans ses orteils fins, avec eux tu ne ferais plus qu’un. Tu ne serais plus rien. Cette vie de chien, quel pied !

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