En bon agité du carafon, tu cherches de quoi te calmer : une séance sous l’autorité d’une Lady Xanax comme Moi, certes toxique mais moins que les cachetons. Et hélas non remboursée par la sécu. Pourtant, je ne manque pas de pratiques curatives : privation totale des sens, anal, bondage, cbt, torture des tétons…
Pour fêter cette nouvelle année, tu vas te faire fourrer par Maîtresse, faire office de pain-surprise. Mais pas tout de suite. Pour le moment, tu ne mérites pas que je te baise. Écarte les fesses que je regarde cette rosace. Mais c’est que mon soumis est tout excité de revoir sa Maîtresse ! Il mouille de l’arrière-train comme une petite salope. J’enfonce un doigt, c’est facile, tu t’ouvres comme une moule bien fraîche à la cuisson. Alors j’y vais pour deux doigts. Les vibrations t’envahissent, un séisme de forte magnitude secoue ton popotin. Son épicentre : ta prostate, cet organe de la taille d’une bille avec laquelle je m’amuse follement. Te voilà bien ouvert et soumis aux secousses telluriques de ce massage prostatique. Ça suffit ! Je me retire. Frustration ! Je choisis un plug de bonne taille que j’introduis sans souci. Tu acceptes ton sort, tu te sens plein. Dans ton petit crâne déjà bien perché, plus aucun doute : Maîtresse pourra te faire tout ce qu’elle désire, user et abuser de ta petite personne selon son bon plaisir.
Maintenant tu vas devoir endurer quelques tortures, une privation totale des sens : tu te retrouves allongé sur le lit très spécial de Madame Gladys, les mains attachées par des foulards de soie, parfumés à la fragrance boisée de Maîtresse. Tu n’as même plus de mains, enfermées dans tes pattes d’ours. J’immobilise tes jambes avec de larges ceintures spécifiques au bondage, leur cuir s’enfonce dans ta chair tendre. Te voilà à ma merci.
Tes tétons ont le malheur de retenir mon attention, si petits, si mignons… Je les caresse du bout des doigts, tu frissonnes, je les taquine de mes ongles, tu frétilles. Je passe de l’un à l’autre. Quelque chose cloche. Tu regardes trop. La vue, sens le plus valorisé, t’empêche de lâcher prise. Je choisis un masque, je te l’enfile. Pour toi désormais, il fait nuit noire. Seule issue : l’abandon.
C’est le bon moment pour moi, d’éliminer ton inutile appendice. Du moins le martyriser. Après avoir posé des pinces sur les joyeuses, je mets des coups en rythme avec un petit martinet de caoutchouc. En transe, les endorphines s’activent à nouveau. Puis je m’attèle à bondager ce vermicelle, étouffant sous les cordes. Telle est sa place.
Je reviens sur tes seins, je les chope plus fermement et je tourne. La douleur qui te submerge, tu me l’offres comme un symbole de ta dévotion sans limite. Cette souffrance me ravit, moi aussi je plane comme toi sous l’effet des endorphines. Je continue à tordre les bouts de chair roses, tu flottes, tu ne sais même plus que tes tétons existent, tu ressens des sensations de volupté qui irradient tout ton corps. Tu ne penses plus, le temps s’arrête. Eternité…
Je poursuis mon objectif : la privation totale des sens. Je te fourre un casque immersif dans les oreilles, les percussions résonnent puis des dubs hypnotiques font vibrer tes tympans, pour encore davantage te propulser dans le néant lascif.
Te revient soudain la vague idée de ta matière, des picotements furtifs te surprennent, l’adrénaline monte. Je te débouche quelques secondes une oreille, tu entends mon rire sardonique, je rebouche. Munie de ma roue de Wartenberg, je m’amuse avec une joie sadique. Tu ne sais jamais où l’instrument va venir taquiner ta chair : les jambes, le torse, les bras, l’entrejambe…
Comme tu émets de petits cris ridicules et que ça m’agace, je te bâillonne. Je choisis un mors de cheval en caoutchouc, histoire de te faire saliver et de te bestialiser. Je dépose sur ton nez un doux foulard encore parfumé de mon eau de toilette aux suaves épices. Privation totale des sens, les voilà prisonniers, saturés, déboussolés. Tu es suspendu dans l’espace–temps, dans ce vide intérieur nécessaire à l’oubli de soi pour parvenir au subspace, l’état d’extase BDSM. Peut-être est-ce le fameux désir intense de n’être rien dont parlait Sade. Selon l’écrivain de nos ténèbres, toute pensée naît alors là. Bon, te concernant je ne me fais pas trop d’illusion.
Je détache les ceintures, remonte chaque jambe et les attache aux chaînes du lit.
J’ajoute une barre d’écartement. Te voilà plus que jamais offert. De tes failles jailliront peut-être la lumière. Je dispose de tous les gabarits de godes-ceinture. Même si tu es entre deux tailles comme pour les chaussures, pas besoin de chausse-pied pour te coller mon trépied. Avec mon appendice, je me glisse en toi puis je coulisse. Je te besogne alternant vigueur et douceur provoquant dans tes profondeurs, d’exquises douleurs. Tu oscilles entre trop plein et crainte que je me retire. Tu n’es plus qu’abîme, interstice ballotté par mes coups de rein inquisiteurs.